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"Boréales" - piano solo (2011)
JAZZ'N'MORE (CH)*****
Brad Mehldau, Julia Hülsmann, Yannick Délez, Josquin Rosset – on constate à nouveau la diversité phénoménale, cependant chaque fois probante et enthousiasmante, avec laquelle le jazz et le piano de jazz se présentent aujourd’hui. Ces quatre-là en sont un bel exemple.
Né en 1972, le pianiste et compositeur valaisan Yannick Délez, diplômé de l’Ecole de Jazz de Lausanne en 1990 et qui s’est notamment illustré dans le cadre du groupe romand «Piano Seven», a lui aussi créé un style tout à fait personnel, qui se distingue par un jeu pianistique d’une grande précision, des enchaînements perlés, des accents romantiques et de grandes plages mélodiques et lyriques. Outre ses nombreuses compositions et de brèves «Miniatures», on reste admiratif devant ses réinterprétations de «classiques» tels que «All the things you are» ou «Solar» de Miles Davies, qu’il enrichit de développements polyphoniques et de variations.
Écouter un tel piano est un privilège. S’il enseigne comme il joue, ses élèves du Département Jazz du Conservatoire de Lausanne sont à bonne école. Comme ceux de l’Ecole de Jazz et Musiques Actuelles de Lausanne, où il enseigne la théorie de la musique.
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CONCERTO (A)*****
C’est remarquable de voir la manière dont le pianiste Yannick Délez revisite, notamment, «All
the things you are» de Jerome Kern ou «Solar» de Miles Davies.
Tel un horloger expérimenté, il démonte les originaux pièce par pièce pour les réassembler– à son propre étonnement comme au nôtre – en de nouvelles versions saisissantes. Ce Romand de bientôt quarante ans travaille souvent avec des pointillismes, triples ou quadruples croches en rythme serré, d’où la mélodie, toujours présente, fulgure comme un lézard qui fuit. Les huit miniatures d’environ une minute, dont Délez a parsemé ses compositions, sont autant de pierres scintillantes sur des cheminements rappelant la ballade, mais dont le tempo reste soutenu.
«Boréales» offre une petite heure de musique pianistique qui s’impose par son style inédit, mariant romantisme et jazz, forme stricte et opulence rhapsodique. Magnifique.
TAGES ANZEIGER (CH)
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Le pianiste de jazz romand Yannick Délez met en musique la lumière boréale – en virtuose au clavier et dans le mélange des styles.
Cet album, c’est comme une bouteille à la mer échouée par hasard sur le rivage de la production artistique. Car à ce jour, si l’on connaissait le pianiste romand Yannick Délez, c’était tout au plus du fait de sa participation à «Piano Seven», une formation réunissant sept pianos. Sur son album solo, ce musicien de 38 ans cherche l’inverse du spectaculaire: misant sur des sonorités en majorité douces, c’est l’envoûtement qu’il vise. Son album a pour titre «Boréales». Et il est vrai que la musique de Délez est aussi magique et mystérieuse que ce phénomène lumineux.
D’abord on croirait entendre une musique minimaliste. Dans «Boréales», la composition qui a donné son titre à l’album, la musique s’attarde obstinément sur une figure de doubles croches dans le registre supérieur du clavier. Rêve nocturne, le motif attire l’attention par sa monochromie et sa monotonie. Mais les séquences se déplacent vers les notes médianes et basses. S’élève alors une mélodie dont la ligne chantante se détache du reste pour donner naissance à une improvisation. Alors que la rigueur prévalait dans un premier temps, la musique se fait débordement de vie. Un jeu que l’on retrouvera dans «Vignette», «Les Sages» ou «Concave».
Des sonorités flottantes
C’est un mélange inédit qu’offre Délez: du minimalisme, il reprend le sens de la transe, du jazz, l’improvisation, de l’écriture romantique, l’harmonie. Il est aussi un extraordinaire virtuose, comme il le démontre dans des figures obstinées si rapides qu’elles tissent un tapis sonore aux mailles serrées. Dans «Réminiscence» notamment, il enchaîne des cellules minimales en rythme si rapproché qu’il donne naissance à une musique faite de sonorités flottant indéfiniment.
La musique garde cependant toujours son lyrisme. Elle reste chant. Et Yannick Délez sait que l’intensité du chant et l’ivresse lumineuse de sa musique appellent des moments de répit. Est-ce là le rôle des brefs intermèdes? Ils ont toujours pour centre une idée musicale de base: une fois, ce sont des quintes menées en parallèle («Miniature I»); une autre fois, la sonorité épurée de notes rapides dans le bas du clavier («Miniature III»); ou encore, c’est tout-à coup Jean-Sébastien Bach que l’on retrouve, lorsque Délez improvise une sorte d’Invention moderniste à deux voix («Miniature V»).
Une musique vibrante et bourdonnante
Mais sur ce CD, Yannick Délez revisite aussi les classiques de jazz si souvent joués, en les parant d’une texture impressionniste aux contours imprécis. Dans sa réinterprétation de «All The Things You Are», par exemple, il se distancie discrètement de l’original en défaisant l’harmonie des cadences, en lui enlevant son magnétisme. Pour nous donner à entendre une musique au charme diffus, vibrante et bourdonnante.
«Solar» aussi est un coup de maître: ici, Délez joue avec la tonalité d’origine en acrobate. Sous ses doigts, l’œuvre de référence se mue en un exercice virtuose de polyphonie: avec des lignes monophoniques rapides se croisant et se provoquant dans un éblouissant dialogue en contrepoint. Mais sa virtuosité, Yannick Délez la met plus au service de l’évocation que de l’ostentation. Même quand il swingue, le jazz qu’il nous donne à entendre cesse d’étinceler sous le soleil pour s’auréoler du mystère des aurores boréales.
d'autres critiques en allemand
"Leinicha" - Chloé Lévy Yannick Délez Duo
TELERAMA ƒƒƒƒ
Ça arrive, mais c'est rare : un disque sorti de nulle part qui vous sidère. Leinicha est l'oeuvre de deux inconnus en France. En Suisse, Chloé Lévy, jeune chanteuse américaine helvétisée, et Yannick Délez, pianiste vaudois, ont participé à de nombreux projets (le groupe Piano Seven - sept pianos à queue sur scène - pour Délez). Ce duo-là évoque, dans l'esprit, The Newest Sound around, qui, en 1962, révéla Jeanne Lee et Ran Blake. Il rappelle aussi Susanne Abbuehl. Une musique des bords, de l'entre-deux, une musique d'ailleurs, frangée de mystère et de rêve, ni mer, ni lac, ni rivière, mais dont la liquidité est celle de l'imaginaire. Une musique féminine, mais ni maternelle, ni sororale, ni filiale, ni éthérée. Immatérielle comme le rêve, mais d'une présence irrécusable, avec des formes et des couleurs comme intensifiées.
A l'écoute de la seule « chanson » du disque, My funny Valentine, réharmonisée dans le sens de l'épure, on mesure l'originalité du duo, avec cette voix qui cabriole entre le suraigu, le médium, le grave, sans transition, ce piano d'une impeccable rigueur. Leur fantaisie ailée est sensible dans Opossum, qui doit quelque chose au Chick Corea de Return to Forever. Queen of Sydney ressuscite le souvenir du groupe Oregon. On passe d'émerveillement en émerveillement. Tout est donné avec délicatesse, pudeur, poésie et hyperprofessionnalisme. Quelque chose, décidément, arrive au jazz.
Michel Contat
JAZZMAN ****
CHRONIQUES DU JAZZ VOCAL
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Finalement, c'est le fruit d'une rencontre entre une chanteuse américaine et un pianiste suisse qui nous a le plus seduit. Le travail sur les résonnances harmoniques de Chloe Levy et Yannick Delez dans "Leinicha" nous amène dans un univers poétique dont on sort bouleversés. Ici un supplément d'âme qui fait tant défaut ailleurs...
Jean-Marc Gelin
CITIZEN JAZZ
Les amoureux et amoureuses des chanteuses hors format telles Mlles Suzanne Abbuehl, Sidsel Endresen et Claudia Solal seront foudroyés par Chloé Lévy, sa voix évidemment, ses compos, ses (rares) reprises et son sublime pianiste. Allergiques à la poésie, aux paysages gris-bleu et à la délicatesse s’abstenir. On y reviendra...
VIVA LA MUSICA
Etre enregistré au Rainbow Studio, où l’ingénieur du son Jan-Erik Kongshaug a forgé le son ECM, est déjà une bonne recommandation pour un disque. Un rêve de nombre de musiciens. Mais une fois le rêve passé, la réalité du produit s’impose et celui-ci... est un très bon produit, car les rêves et les rêveries de Chloé Lévy et de Yannick Délez s’y manifestent, ils sont même contagieux. En d’autres mots,votre serviteur se dit touché. Touché par la grâce et le gracile d’un duo voix féminine-piano qui fournit une nouvelle preuve de sa maîtrise du son, du silence, de l’entre-deux, de tenir en haleine quiconque suit ce disque, en se plaçant et en vous plaçant sur un nuage: entre la voix éthérée de la chanteuse et le piano incisif mais oh combien léger du pianiste. On serait tenté d’admettre ne pas savoir à quel sein se vouer, mais on le sait bien: au sein de la musique qui nous est proposée. Tantôt elle rappelle, mais avec beaucoup d’à propos et d’originalité, le Chick Corea de Return To Forever versant classique – écoutez «Petit voyage matinal» de Xavier Good ou «Opossum» de Michel Bastet; tantôt elle éclate sans fracas en mille reflets moirés-changeants-répétitifs en même temps: la longue figure ostinato de «El choral», «Concave» et «Convexe», tous de Yannick Délez. Une chanson nord-américaine, «My Funny Valentine», la poignante mélodie de Richard Rodgers avec les belles et ironiques paroles de Lorenz Hart («Tu as l’air dérisoire,/ Impossible à prendre en photo,/ Mais tu es mon œuvre d’art préférée»), réharmonisée par Michel Bastet pour la rendre flottante-planante avec, à la fin, une touche d’Eric Satie haute ment satie-sfaisante; et «Queen of Sydney» de Paul Mccandless (se rappelle-t-on le groupe Oregon?). Les deux chansons nous livrent un condensé du chant de Chloé Lévy dont la voix ne se pose jamais, car elle plane, elle vole, elle tournoie, elle ne cesse de parcourir son étendue, le tout avec une sorte de réserve, de pudeur. Yannick Délez semble s’être accordé pour toujours vous propose quelques exercices rythmiques: à cette voix féminine et lui aussi rend constamment hommage au silence. Même quand il s’attaque à un thème comme «Leïnicha», (Chloé Lévy), lent, sombre et parsemé de dissonances comme calculées au millimè tre, plein d’espace et de silence: la voix de Lévy ébauche le thème au début et cède la place au piano; la voix revient en des suraigus cristallins pour, sur d’inlassables arpèges du pianiste, se faire plus grave, après quoi elle ne fait que des incursions ponctuelles, de nouveau dans le suraigu. On se dit que nos deux artistes ont eu pleinement raison de titrer le CD d’après ce morceau. Pour vous mettre en appétit sonore, je me permets de traduire les paroles d’une chanson de Chloé Lévy, «Ashes» (Cendres): «Cendres, petites cendres, vous m’avez l’air «Cendres, petites cendres, vous m’avez l’air de restes brillants et tristes d’une lumière disparue / Vous me montrerez des espaces vides, pleins de grâce, créant un large scintillement, / Le fantôme mouvant que j’attends. / Fermés, mes yeux semblent écouter le chemin, je tombe dans la vie / Blessée, je me remets debout vraiment vite, aveugles, mes oreilles cherchent une pointe de lumière connue./ Un combat florissant.» «Ashes, little ashes you seem to me bright sad proud remains of a missing /You will show me empty spaces, full of grace, creating a wide sparkle,/the moving ghost I’m waiting for./Closed my eyes seem to hear the path, I fall in life/Hurt I stand up real fast, blind my ears look for a known crack of light./A blooming fight.»
TRIBUNE DE GENEVE
Chloé Lévy et Yannick Délez portent l'art du duo jazz vers des sommets de poésie. A 35 ans, le pianiste valaisan a entraîné la chanteuse d'origine new-yorkaise tout là-haut, dans ce studio Rainbow d'Oslo où le label ECM a créé le son irisé qui l'a rendu célèbre. Yannick Délez y déploie une ferveur mélodique inépuisable, Chloé Lévy une présence susuréee, sidérante d'audace et de sensualité.
Lucas Sabbatini
NOUVELLISTE
JAZZ A L'UNISSON
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Lyrisme, plénitude, espace et pureté. Ce sont les mots qui viennent naturellement à l'esprit à l'écoute de « Leinicha ». L'album du duo Chloé Lévy et Yannick Délez, enregistré en novembre au studio Rainbow d'Oslo avec Jan Erik Kongshaug à l'enregistrement vient d'être porté sur les fonts baptismaux. Le duo le propose sur scène ce samedi à la Ferme-Asile. « Jan Erik a enregistré des disques qui nous ont beaucoup influencés. De l'avoir pour cet album c'est comme si nous avions fait un film et que nous avions pu choisir le directeur de la photographie », explique Chloé Lévy. La jeune vocaliste - elle est née à New York en 1979 - a été lauréate du concours pour solistes Let's Jazz Together. La rencontre avec le Martignerain Yannick Délez s'est faite à l'école de Jazz et de musiques actuelles de Lausanne. Chacun ayant ses propres formations, Piano Seven pour Délez, Kéa pour Lévy entre autres, l'idée du duo est venue plus tard. Couple à la ville, Délez-Lévy ne cherchaient pas à être couple sur scène. « Nous voulions trouver le bon moment pour monter un groupe ensemble », note la chanteuse.
Ils l'ont certainement trouvé, tant « Leïnicha » respire la fusion de deux musiciens au même tempérament, se mariant par l'alchimie de la voix et du piano. L'idée du duo ne s'est même pas imposée à eux, elle était naturelle. Un autre instrument dans cette pure symbiose n'aurait été que superfétatoire. On a l'impression que Jan Erik Kongshaug n'a eu qu'à poser les micros pour capter cette atmosphère. « Je suis très pointilleuse sur la qualité du son. Et souvent je me bats avec les ingénieurs. Et là au Rainbow studio, dès le départ, la balance était parfaite, le son était parfait. » Parce que certainement ce qui se passait devant le micro était parfait... Pour preuve l'appropriation de « My Funny Valentine » en état de grâce par l'arrangement de Michel Bastet. Doigté au réminiscences étonnamment classiques et voix se jouant des octaves, « Leïnicha » a la pureté de la sincérité.
Didier Chammartin
24 HEURES
NE PLUS FAIRE QU'UN
Chloé Lévy et Yannick Délez entre l’eau et le ciel, à l’image de Leinicha album entrelaçant une chanteuse qui ne manque pas d’air et un pianiste très fluide. DR |
La réunion de deux musiciens qui se sont embarqués en autodidacte. «Créer de la musique, c’est devenir un, se mêler dans un son, une entité», confie la chanteuse. Commençons tout de même par séparer les destins.
Née à New York, Chloé Lévy s’est mise à chanter à la maison sur des disques de R & B et de soul contemporains, avant de s’intéresser aux productions des années 1960. On la retrouve dans les chœurs des premiers albums du groupe de rap Double Pact mais, très vite, les musiques électroniques l’ennuient. «Trop peu nourrissant émotionnellement…» Pour chasser «plus profond», elle ressent le besoin de «ne pas subir, de fouiller». Elle prend des cours à l’EJMA et joue avec Michel Bastet, pianiste qui lui a beaucoup appris et auquel son dernier album rend hommage avec le standard My Funny Valentine, interprété sur les arrangements du Genevois.
Quant à Yannick Délez, il a d’abord embouché une flûte à l’âge de six ans avant de s’attabler au piano à l’adolescence, explorant pendant huit ans le clavier sans aide extérieure. «Une pratique en solitaire qui génère son lot de mauvaises habitudes mais qui permet de découvrir des combines, de trouver un jeu qui ne soit pas formaté», se souvient ce pianiste intense originaire du Valais, parti soigner sa solitude du côté de Piano Seven dont il est membre depuis 2000. Sans surprise, son premier album sous son nom, Rouges (2003), était dévolu à l’exercice du solo. L’autodidacte est pourtant devenu prof et enseigne à l’EJMA de Lausanne.
Côte à côte
Chloé Lévy et Yannick Délez sont désormais côte à côte, dans la vie, où ils habitent ensemble à St-Prex, sans voisins pour se plaindre de leurs répétitions continuelles, et en musique, sur Leinicha, album envoûtant d’un duo que l’on sent en entente étroite. Trois jours d’enregistrement à Oslo dans le studio de Jan-Erik Kongshaug, ingénieur du son attitré du prestigieux label d’ECM. «On voulait sa patte d’artiste», convient Yannick Délez tandis que Chloé Lévy se rappelle que «dix minutes après être entrés dans le studio, le casque sur les oreilles, et le son était déjà génial».
«Il a enregistré un disque fabuleux de Jarrett en 1972 déjà, mon année de naissance», souffle le pianiste. «Il a une vie d’avance sur nous», renchérit la chanteuse. Kongshaug a donc joué le rôle de troisième élément, «transparent», pour ce disque composé d’air et d’eau, qui laisse jaillir les ruisselets bondissants, hypnotiques du piano et les courants vifs d’une voix qui plane et tourbillonne tour à tour.
Le duo n’est pas venu les mains vides, étudiant avec soin les compositions – pour la plupart originales – de son répertoire avant de se lancer. Avec ses vertiges vocaux – ces «risques indissociables de l’expression» pour Chloé Lévy – enserrés par les filets d’un piano acharné, Leinicha dévoile des remous, des cascades et des bourrasques comme des secrets libérés à ciel ouvert. «Nous visions la perfection mais dans la fragilité: exprimer quelque chose d’humain, pas de plastifié, sans aspérité», revendique Yannick Délez. Démarche accomplie avec une force de conviction tout aérienne. ?
Boris Senff
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"Rouges" - piano solo
A.G.M.J (CH)
L'exercice du solo tant craint par les pianistes ne semble pas effrayer Yannick Delez. Au contraire, on sent qu'il y est très à l'aise, et pour cause. Son jeu pianistique peut être résumé comme suit : mise en place diabolique, précision du doigté, lyrisme, richesse harmonique et une grande rigueur dans la construction de ses thèmes originaux et de leur interprétation.(...)
Pierre Losego
Jazzman (FR)
(...)l'on pense à Keith Jarrett, à Enrico Pieranunzi ou à Brad Mehldau: une famille de pensée qui privilégie le lyrisme romantique et les choix harmoniques sophistiqués.
Arnaud Merlin
Swissdisc (CH)
Yannick Délez, belegt mit seinem Solo-Debüt, dass er künftig zu den grossen Jazzpianisten der Schweiz zu zählen ist.
24 heures (CH)
...Ses composItions, tour a tour incisives ou d'une sensibilité faussement' candide, le pianiste les développe judicieusement. Trois standards permettent de mesurer la maturité du bonhomme, dont un Bye Bye Black Bird fait d'audaces rythmiques et un Giant Steps tout en contre-chants. Le pied.
Nicolas Zeitoun
Swiss Jazzorama (CH)
Le pianiste Yannick Delez nous emmène vers un voyage musical d'une rare beauté. Il dispose d'une technique étonnante qu'il applique intelligemment. (...) des harmonies très travaillées, dont le fond musical est soutenu par un rythme solide et toujours sous tension.
Jazzspace (COR)

Radio suisse romande « La Première » (CH)
Compositeur averti et arrangeur pointu, il développe un jeu de piano très personnel, fondé sur des ostinati rythmiques et une technique réellement originale. Son premier disque solo (« Rouges » c/o Altrisuoni ) a séduit la critique internationale, et ses concerts sont toujours des moments d'une rare intensité musicale.
Jazzit (IT)
Incidere e pubblicare un disco di piano solo è sempre operazione rischiosa. Difficile la scelta del materiale, complesso J'allestimento di un programma, delicatissim'o il tipo di approccio timbrico/esecutivo da prediligere. Yannick Délesz, svizzero, appena trentenne, affronta il suo primo "solo" dopo una carriera densa di attività e riconoscimenti, nel corso della quale si è misurato col jazz, con la composizione, con la musica colta. E se tra le pagine di questo suo interessante "Rouges" tutti questi elementi affiorano con naturalezza, a colpire, al primo ascolto, è la furente padronanza tecnica dei musicista. l'iniziale Bye Bye Blackbird mostra un gioco della mano sinistra corne raramente ci è capitato di ascoltare: preso a modello il Jarrett giovanile delle torrenziali improwisazioni (Colonia, Brema, Losanna), Délez frammenta e puntillizza il tema pogiandolo su uno dei tipici pattern ad anello del pianista di Allentown, mettendoci di , suo una velocità, una precisione e un controllo trascendentali.
Il trattamento dello standard è pertinente, e non nasconde una certa sagacia espressiva. La stessa che Délez mostra anche quando affronta altre pagine impegnative (Giant Steps, About 'Round Midnight - sic -), ma che, invece, tende a latitare nelle sue composizioni, a tràtti esaltate da una ipercinetica esuberanza, o sprofondate in una cupa immobilità. Ma Légende, Rouges ed Ethyle meritano più ascolti.
Die Neue Zurcher Zeitung (CH)
Yannick Délez: der reife Newcomer
kl. Vom 1972 in Lausanne geborenen Pianisten Yannick Délez hat man bisher bestenfalls als Mitglied des Ensembles "Piano 7" Notiz genommen. Dies dürfte sich nach dem Erscheinen seines Solo-Débutalbums "Rouges" ändern. Délez verfügt über eine stupende Technik, die er stets gezielt und intelligent einsetzt. Seine rasante Version des Standards "Bye Bye Blackbird" oder die pointillistisch dargebotenen Variationen über die reharmonisierte Jazzknacknuss "Giant Steps" dokumentieren sein sicheres Jazzfeeling und einen grossen Einfallsreichtum. Noch interessanter sind die eigenen Stücke, welche französisches Parfum versprühen. Délez scheint stark von Komponisten wie Ravel und Messiaen beeinflusst zu sein und malt subtile, geheimnisvoll-expressive Klangbilder, die allerdings stets mit solider Jazzharmonik und -rhythmik unterlegt sind. Es ist erfreulich, dass der junge Künstler von Anfang an in grossen Dimensionen denkt und sich nicht zunächst als unsicherer Epigone in der zunehmend kompetitiven Jazzwelt zu etablieren versucht.
Liebmann N.
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Contact & Booking :
Yannick Délez | Bornholmer Strasse 21 | 10439 Berlin - Germany | mail@yannickdelez.com |
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